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Méditerranée
Premier Bilan

Lancé il y a un an, le projet REPCET livre ses premiers résultats : une analyse quantitative du trafic maritime au sein du sanctuaire Pelagos.

A terme, ces précieuses données devront permettre de sélectionner les navires candidats pour la mise en place du système REPCET.

Le sanctuaire Pelagos est très impacté par le trafic maritime : 9 220 navires équipés du système AIS (Système d’Identification Automatique) ont circulé dans le sanctuaire en 2014, parcourant plus de 18 millions de kilomètres. En considérant une longueur moyenne de 25m par bateau, c’est plus de 5 fois la surface de Pelagos (87 500 km 2) qui a été sillonnée par les navires en un an.

Les études scientifiques ont montré que la vitesse du navire déterminait la probabilité de mortalité liée à la collision avec un seuil entre 10 et 13 Nœuds (20 km/h).

Afin de quantifier les probabilités de risque de collisions navires/cétacés, nous avons utilisé un indicateur qui prend en compte les distances parcourues dans Pelagos et les vitesses par navire : indicateur « trafic à risque ».


© F. Bassemayousse


Panorama du trafic à risque par catégorie de navires

  • La catégorie de navire « passager » représente 48.62 % du trafic à risque avec une vitesse moyenne de 14,2 nœuds.
  • La catégorie cargo représente 30 % du trafic à risque avec une vitesse moyenne de 11,9 nœuds.
  • La catégorie des bateaux de plaisance représente 8,88% du trafic à risque avec une vitesse moyenne de 12,4 nœuds. Les navires sous pavillon italien représentent 45,2 % de ce trafic, 11,8 % pour les navires sous pavillon français. Les navires soumis aux réglementations des états pavillon signataires de l’accord Pelagos réalisent donc 57 % du trafic intra-Pelagos.
     

En conclusion, les risques de collisions sont concentrés sur un nombre limité de navires : 26 navires portent 30% du risque, 84 portent 50% du risque.

Sur ces 26 bateaux, 19 sont des navires italiens, et 7 des navires français. Tous transportent des passagers. Ce sont les meilleurs candidats pour le système REPCET que nous allons mettre en place.

Denis Ody, Responsable du bureau de Marseille du WWF France

"Loin d’être anecdotiques, les collisions avec des bateaux sont considérées comme l’une des principales causes de mortalité non naturelle des rorquals communs et des cachalots en Méditerranée."