Ici et là, le WWF agit !

Première organisation mondiale à s'être engagée dans la protection de la nature, le WWF intervient dans le monde entier pour conserver les écosystèmes et protéger les espèces.

Afin de construire un avenir où les humains vivent en harmonie avec la nature, nous œuvrons au quotidien. De la Nouvelle-Calédonie à Madagascar, en passant par l'Amazonie, la Méditerranée ou la Camargue, découvrez les projets que nous menons sur le terrain.

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Amazonie

Protéger la forêt amazonienne du plateau des guyanes

Préserver le plus grand bloc forestier amazonien encore intact

Enjeux

1ère forêt tropicale protégée au monde

Contexte

Le Parc national des Monts Tumuc-Humac au Brésil et le Parc amazonien de Guyane couvrent ensemble près de 7,3 millions d’hectares, formant ainsi la plus grande forêt tropicale protégée au monde. 

Ces espaces protégés permettent de préserver une biodiversité exceptionnelle ainsi que l’ensemble des services écosystémiques qu’elle rend aux populations locales, en particulier sa fonction de régulation climatique. 

 

Plus d’1 milliard de tonnes de carbone stockés

En effet, ces espaces abritent des stocks considérables de carbone forestier : on estime qu’ils séquestrent  plus d’un milliard de tonnes de carbone, contribuant ainsi à limiter les quantités de CO2 dans l’atmosphère, et par là même, à lutter contre le changement climatique. Cette forêt amazonienne joue par ailleurs un rôle de puits de carbone, en absorbant chaque année une partie des émissions anthropiques de CO2.  

 

600 km2
de forêt primaire détruite dans les Guyanes entre 2001 et 2013 par les activités minières

Menaces

Dans la pratique, l’intégrité de ce massif forestier reste fragile.  L’absence de véritable planification du développement le long des fleuves, principales voies d’accès, génère des pressions de déforestation incontrôlées. Les activités minières, majoritairement illégales ou incontrôlées, ont détruit plus de 600 km2 de forêt primaire dans les Guyanes entre 2001 et 2013, soit 41 % de la déforestation minière en Amazonie.

D’autres pressions, comme le développement routier ou la construction de grands barrages, menacent également le bon état de ces vastes zones forestières.

 

7 Millions
d'hectares supplémentaires

Atouts

Le Suriname, Etat frontalier de la Guyane et du Brésil, vient d’annoncer la création prochaine d’un « corridor indigène de conservation », étendant potentiellement le massif forestier protégé de 7 millions d’hectares.
Cette future aire protégée impliquera fortement les communautés amérindiennes locales dans sa gestion et permettra la préservation de 60 % des sources d’eau douce du territoire.

 

3 pays impliqués et une politique publique transnational favorable

Cette nouvelle aire protégée s’insérerait au sein de l’une des plus importantes mosaïques de conservation de l’Amazonie : la mosaïque d’Amazonie orientale ou du Plateau des Guyanes, rassemblant parcs, réserves, terres indigènes et zones de gestion durable des 3 pays. A une échelle transnationale associant Brésil, Suriname et France, les politiques publiques de cette région sont clairement orientées vers le maintien du plus grand bloc forestier tropical non fragmenté au monde.

Depuis 1999 le WWF est impliqué sur cette problématique dans la région

Premier acteur à s’investir dans la conservation de la forêt du Plateau des Guyanes à l’échelle transfrontalière, le WWF est présent dans chacun des territoires depuis 1999. Il mène depuis 2009 d’importants travaux de suivi de la déforestation dans la région.

 

Montagne de Kaw - © Léa Durant / WWF
Forêt amazonienne en Guyane - © iStock/ Sophie Dauwe
Forêt amazonienne - © iStock / Fred Froese
La forêt amazonienne est la 1ère forêt tropicale au monde - © iStock / Onceawitkin
La forêt amazonienne abrite plus d’un milliard de tonnes de carbone - © iStock / Khlongwangchao
Jaguar en pleine forêt amazonienne - © Staffan Widstrand / WWF
Rivière Jari entre les montagnes du Tumucumaque - © Zig Koch / WWF
Loutre géante - © André Bärtschi / WWF

Objectifs

Sécuriser à long terme la forêt du plateau des Guyanes

Etendre la protection de l’écosystème forestier et de ses gigantesques stocks de carbone en appuyant la création du Corridor indigène de conservation au Suriname ;

Identifier des alternatives durables pour un développement socio-économique du territoire qui ne génère pas de déforestation dans la  région frontalière de la Guyane et du Brésil ;

Sensibiliser le public à la nécessité de préserver l’écosystème forestier au regard des enjeux de la COP 21 et en collaboration étroite avec les institutions en charge de cet espace forestier ;

Mobiliser les populations habitant le long des fleuves frontaliers, premières victimes de la déforestation, pour qu’elles deviennent actrices de la surveillance de leurs forêts.

 

"Poumon vert de la planète, l'Amazonie remplit une fonction essentielle de régulation climatique en concentrant près d'un cinquième du stock mondial de carbone."

Florent Taberlet, Chargé du programme Amazonie française pour le WWF France en Guyane.

Actions

1. Appui à la création du Corridor indigène de conservation du Sud surinamais avec les communautés locales

Définition des conditions de gestion à établir pour que cette aire protégée soit opérationnelle et réponde aux enjeux de biodiversité, à la préservation des stocks de carbone forestier et aux préoccupations des communautés locales ;

Définition des rôles des différents acteurs dans la gestion conjointe de l’aire protégée ;

Création de mécanismes de financement pérennes et innovants ;

Identification des pistes de collaboration entre le futur Corridor indigène de conservation et les parcs adjacents existants (Parc amazonien de Guyane et Parc national des Monts Tumuc-Humac).

2. Etude du potentiel de développement socio-économique durable dans la zone frontalière Guyane-Brésil

Identification de filières de développement socioéconomique alternatives à l’exploitation illégale de l’or (développement écotouristique, valorisation du patrimoine naturel et culturel, etc.)

3. Renforcement du lien entre le grand public et l’avenir de la forêt amazonienne du Plateau des Guyanes

Exposition photographique programmée au Brésil, au Suriname, en Guyane et à Paris, dans le cadre de la COP21, afin de sensibiliser le grand public sur la nécessité de préserver cette région pour maintenir les équilibres climatiques globaux ;

Mobilisation des jeunes du Plateau des Guyanes, en partenariat avec les clubs Unesco et en lien direct avec les Cafés Panda. Un échange entre lycéens provenant des 3 pays permettra de rédiger un « message de Cayenne » transfrontalier, remis aux décideurs pour la COP21 afin de les inciter à s’engager ensemble pour la protection de leur forêt ;

Mise en place d’une plateforme transfrontalière et participative du suivi de la déforestation, à l’échelle des trois territoires, permettant de calculer de manière cohérente les enjeux carbone liés aux pressions sur la forêt. Une interface web restituera ces informations aux citoyens, qui pourront alimenter le contenu avec des informations directement issues du terrain, via une application mobile. La pérennité de ce dispositif sera garantie au moyen de partenariats locaux pour animer et gérer la plateforme.

4. Structuration d’un suivi participatif de la déforestation sur les fleuves frontaliers

Missions de terrain pour permettre aux populations locales de s’approprier les outils de suivi de la déforestation sur leur propre territoire. Ainsi, les publics les plus impactés par la dégradation de l’écosystème forestier peuvent prendre part aux actions qui concourent à le préserver. 

Le Jaguar

Nom scientifique Panthera onca

Nom commun Jaguar

Règne Animalia

Classe Mammalia

Ordre Carnivora

Famille Felidae

Genre Panthera

LC Préocuppation mineure
NT Quasi menacé
VU Vulnérable
EN En danger
CR En danger critique d'extinction
EW Espèce ne survivant qu'en captivité
EX Espèce disparue
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Répartition

Du Mexique jusqu’au nord de l’Argentine, en passant par l’Amérique centrale et une grande partie de l’Amazonie.

Population

Moins de 50 000 à l’état sauvage, tendance à la baisse.

Descriptif

Plus gros félin des Amériques, trapu et plutôt court sur pattes. Pelage jaune tacheté, pouvant virer au brun, tête robuste et  mâchoire extrêmement puissante, oreilles rondes, de couleur noire au revers avec une tache blanche au milieu. Très habile en escalade et en natation. 

Taille : 1,875 m environ pour les mâles et 1,70 m pour les femelles

Poids : de 56 à 102 kg pour les mâles et de 41 à 72 kg pour les femelles

 

Signe distinctif

Morsure la plus forte de tous les félidés, capable de percer la carapace d’une tortue en un coup de mâchoire. Méthode de mise à mort caractéristique : morsure dans le crâne de sa proie et coup fatal porté au cerveau. 

Nourriture

Carnivore : préférence pour les grosses proies (cervidés, tapirs, renards et parfois même anacondas et caïmans) mais consomme aussi des espèces plus petites (grenouilles, souris, oiseaux, poissons, paresseux, singes, tortues ou bétail d’élevage).

Menaces

  • la chasse : si le commerce international de jaguar ou de parties de son corps est globalement interdit, la chasse sportive demeure autorisée en Bolivie et l’espèce ne dispose d’aucune protection juridique en Equateur ou au Guyana ;
  • la déforestation au profit de l’agriculture ou de l’élevage qui fait disparaître son habitat et diminuer ses proies ;
  • les conflits avec les hommes : abattage par les éleveurs en raison de la prédation du jaguar sur leur bétail;
  • les cyclones tropicaux dans le nord de son aire de répartition.

 

Que fait WWF ?

 

Promouvoir une gestion durable de l’exploitation forestière pour lutter contre la fragmentation de l’habitat naturel du jaguar ;

 

Réduire les impacts de l’exploitation aurifère en Guyane afin de préserver l’habitat naturel du jaguar ;

 

Agir pour le renforcement du réseau d’aires protégées et contribuer à la création de nouvelles zones protégées, comme le Parc national des montagnes du Tumucumaque (4 millions d’hectares d’aires protégées au Brésil) ;

 

Aménager des « corridors verts » servant de liaison entre différentes zones protégées afin d’étendre le territoire de chasse du jaguar et assurer ainsi sa survie.

Actualités

Lutter contre l’orpaillage illégal via son smartphone

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Retour sur la COP21

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Une expo photo pour célébrer la forêt amazonienne des Guyanes

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France

Café Panda

Faire entendre la voix des étudiants lors de la COP21

Enjeux

Depuis 1990, les émissions mondiales de GES ont augmenté de 40%

Contexte

L’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère crée un changement climatique.

Notre planète s’échauffe anormalement du fait de l’utilisation croissante des énergies fossiles et du développement de l’agriculture et de l’industrie, qui s'ajoute à la déforestation. Les prévisions les plus alarmistes prévoient une augmentation de 6°C des températures d'ici 2050.

 

L’OMS estime que le changement climatique tue 150 000 personnes chaque année

Actuellement, la dilatation thermique des océans et la fonte des glaciers élèvent  le niveau des océans de 3 mm par an (soit environ 20 cm au total au cours du XXe siècle). La rapide perturbation des circulations atmosphériques et océaniques contribue à l’augmentation des phénomènes extrêmes, telles que les canicules, les inondations et les tempêtes. Les eaux marines s’acidifient chaque jour davantage et la vie planctonique (véritable pompe à carbone océanique) s’en trouve perturbée.

Un milliard d’êtres humains pourraient enfin subir l’exode climatique d’ici à 2050, avec des détresses alimentaires, sanitaires et sécuritaires jusqu’ici insoupçonnées.

 

 

195 pays réunis lors de la COP21 pour trouver un accord universel pour le climat

La COP21 est la 21e conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (Conference of the parties, COP, en anglais). 

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, les représentants de 195 pays réunis au Bourget, près de Paris, vont s’efforcer de forger un accord universel sur les moyens de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés par rapport à l’ère pré-industrielle. En effet, afin d’éviter que la hausse des températures n’entraîne un emballement climatique irréversible, il est nécessaire que l’augmentation ne dépasse pas les 2°C en 2050.

 

jeune sur 2 a entendu parler de la COP21

Menaces

A la veille de la COP21, la nouvelle édition de l’enquête menée depuis 2010 par l’IFOP pour le WWF sur les Français et leurs attentes en matière de climat révèle un certain pessimisme de la part de la jeunesse vis-à-vis de la COP21. Cette étude a été réalisée du 29 septembre au 1er octobre 2015 auprès d’un panel représentatif de 1004 personnes.

 

 

82% des jeunes pensent que les gouvernements ne répondent pas sérieusement à l’urgence climatique 

Si 59% des moins de 35 ans ont entendu parler de la COP21, soit un peu plus de 1 jeune sur 2, 82% d’entre eux estiment que les gouvernements ne répondent pas sérieusement à l’urgence climatique. Et lorsqu’on leur demande à quels niveaux, selon eux, il faut agir pour lutter le plus efficacement possible contre le dérèglement climatique, 42% des jeunes français répondent que c’est au niveau gouvernemental contre 54% chez leurs aînés. 

 

Pourtant, les étudiants sont les acteurs clés du changement. Ce sont eux qui sont le plus à même de proposer des solutions innovantes pour faire bouger les lignes, dès à présent, en mettant en place des actions concrètes sur leur campus, mais aussi en prenant des engagements pour demain dans leur vie professionnelle future… 

Parce qu’ils sont les premiers concernés, il est impératif de les mobiliser pour la COP21 afin qu’ils ne restent pas à l’écart de ce grand rendez-vous climatique.

 

 

La campagne Café Panda se déroule du  15 septembre 2015 au 19 mars 2016

Atouts

Résolument tourné vers le dialogue, le WWF choisit d’agir en concertation et souvent en partenariat, avec toutes les parties prenantes de la société : acteurs institutionnels, décideurs économiques, syndicats, enseignants, chercheurs, média, artistes, grand public à la fois consommateur et citoyen.

 

Une des missions du WWF est de sensibiliser, de former et d’accompagner les futurs acteurs de la société sur les grands enjeux environnementaux, en particulier sur la question du changement climatique, enjeu majeur de nos sociétés.

 

Les étudiants des écoles supérieures et universités peuvent s’engager dès maintenant pour faire bouger les lignes, à la fois en tant qu’acteurs et influenceurs d’aujourd’hui et de demain. Si nous voulons préserver une planète vivante pour les générations futures, nous devons les engager dès aujourd’hui.

Découvrez le site Café Panda.

 

La COP21 se tiendra au Bourget du 30 novembre au 11 décembre 2015 - © Shutterstock
195 Etats participent aux négociations lors de la COP21 - © WWF / Richard Stonehouse
Notre planète s’échauffe anormalement du fait de l’utilisation croissante des énergies fossiles - © Global Warming Images / WWF
Le WWF veut sensibiliser, former et accompagner les futurs acteurs de la société sur la question du changement climatique - © Global Warming Images / WWF
Café Panda : porter la voix des étudiants français à l'occasion de la COP21 - © Rosa Merk / WWF Germany
Café Panda appelle les étudiants à se mobiliser lors de la Marche pour le Climat à Paris le 29 novembre 2015 - © Richard Stonehouse / WWF-UK
La dilatation thermique des océans et la fonte des glaciers élèvent le niveau des océans de 3 mm par an - © R.Isotti, A.Cambone / Homo Ambiens / WWF
Panda Révolution - © Pierre Gaudoin & Céline Lentz

Objectifs

Faire en sorte que les étudiants des écoles supérieures et des universités françaises s’approprient la problématique du changement climatique

Créer des synergies entre les écoles/universités ;

Faire émerger les actions concrètes déjà réalisées à date par les étudiants ;

Valoriser l’engagement des étudiants pour l’avenir.

 

"Les jeunes sont conscients que le changement climatique est en marche. Mais seuls 30% d’entre eux déclarent être prêt à changer en profondeur leur mode de vie."

Isabelle Jean, Responsable mobilisation bénévoles et événements de collecte

Actions

 

La campagne des Cafés Panda se déroule en 3 temps de septembre à décembre 2015 :

1. Organiser une conférence/débat aboutissant à la production d’un livret d’engagements

Co-organiser avec les étudiants, une conférence d’une demi-journée au sein de l’école/université sur un format « café philo » et s’engager à faire venir un expert sur la thématique retenue par les étudiants parmi les quatre suivantes :  Climat & Biodiversité ; Climat & Entreprise ; Climat & politiques publiques et gouvernance internationale ; Climat & Villes durables.

Compiler les contributions des étudiants et publier un recueil « Les étudiants s’engagent pour le climat » qui sera remis à la Présidence de la COP21 en mars 2016 à l’occasion d’Earth Hour.

2. Lancer un challenge inter-campus au travers d’une campagne de mobilisation digitale

Proposer un concours dans lequel chaque campus s’affronte pour modifier les comportements et participer à la révolution climatique.

Inciter les étudiants à mener sur leur campus des actions concrètes à plus ou moins long termes permettant de lutter contre le dérèglement climatique autour de 5 thématiques : Mobilité durable ; Efficacité énergétique et énergies renouvelables ; Déchets & gaspillage ; Alimentation locale & durable ; Biodiversité et adaptation. 

Pérenniser la mobilisation des étudiants sur la durée, démultiplier le nombre d’étudiants touchés et atteindre une cible d’étudiants peu sensibles à la question du changement climatique grâce à la mise en place d’une plateforme interactive proposant des dispositifs ludiques et viraux avec relais sur les réseaux sociaux, soit un outil de mobilisation adapté à la cible étudiante.

Récompenser les 3 meilleurs campus à l’issue du challenge par une distinction lors d’une cérémonie de remise de prix à l’occasion d’Earth Hour en mars 2016. 

3. Mobiliser autour des grands événements citoyens en marge des négociations sur le climat de la COP 21

Mobiliser un maximum de jeunes pour : 

 

Rejoindre la Marche Mondiale pour le Climat aux côtés des autres acteurs de la société civile organisée la veille de l’ouverture des négociations, à Paris (le 29 novembre) et dans les autres villes de France et du monde (les 28 et 29 novembre).

Participer au Rassemblement citoyen pour la justice climatique organisé le 12 décembre à Paris lors de la clôture des négociations.

Résultats attendus

 

20 campus minimum participent au challenge Café Panda, 20 conférences sont organisées, 20 contributions viennent alimenter le recueil « Les étudiants s’engagent pour le climat »  ;

Un maximum de partages sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter et Instagram ; 

5000 jeunes prenant part à la Marche Mondiale pour le Climat et au Rassemblement citoyen pour la justice climatique organisés en marge de la COP21.

L'Homme

Nom scientifique Homo Sapiens

Nom commun Homme

Règne Animalia

Classe Mammalia

Ordre Primates

Famille Hominidae

Genre Homo

LC Préocuppation mineure
NT Quasi menacé
VU Vulnérable
EN En danger
CR En danger critique d'extinction
EW Espèce ne survivant qu'en captivité
EX Espèce disparue
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Répartition

Sur toutes les latitudes et sur tous les  continents, à l’exception de l’Antarctique.

Population

7,3 milliards d’individus.

Descriptif

Tête ronde, corps élancé, cerveau volumineux. Station debout, pilosité limitée à certaines parties du corps (aisselles, pubis, dessus du crâne). Grande variété de couleur de peau (noire, brune, beige ou rosée très claire), liée à la présence plus ou moins importante de mélanine.

Taille : de 1,50 à 1,80 m en moyenne

Poids : 75 kg environ pour les mâles et 65 kg environ pour les femelles.

 

Signe distinctif

L’homme peut chasser n’importe quelle espèce animale, et est même capable de chasser des animaux normalement considérés comme des superprédateurs. Pour cette raison, l’homme est parfois considéré comme le superprédateur ultime. Il n’est cependant pas haut dans la chaîne alimentaire en raison de son régime omnivore qui est en majorité végétarien.

Nourriture

Omnivore, alimentation très diversifiée, d’origine animale et végétale : féculents, légumineuses, protéines…

Particularité : consomme des aliments cuits la plupart du temps, ce qui accroit leur apport énergétique et semble avoir joué un rôle essentiel dans le développement de son cerveau.

Menaces

  • les menaces liées au développement de ses activités ou à ses modes de vie : pollution, catastrophes industrielles, accidents routiers, ferroviaires,  aériens, etc.
  • les maladies : maladies infectieuses, cancers, maladies coronariennes, accidents vasculaires cérébraux, etc ;
  • les catastrophes naturelles : séismes,  cyclones, inondations, avalanches, éruptions volcaniques, sécheresses etc ;
  • les conflits avec ses congénères : guerres, criminalité, etc ;
  • le changement climatique, à l’origine de canicules, de catastrophes naturelles, de la raréfaction des ressources en eau, en nourriture, de maladies etc.  

 

Que fait WWF ?

Depuis sa création, le WWF agit pour construire un avenir où les  humains vivent en harmonie avec la nature

Œuvrer pour la protection des espaces et des espèces afin d’assurer la survie de l’humanité et celle des générations futures car la conservation de l’espèce humaine et celle de la planète vont de pair ;

 

Créer les conditions d’une cohabitation pacifique entre l’homme et l’animal via des actions de sensibilisation auprès des populations locales ou l’utilisation de techniques traditionnelles permettant d’éloigner les animaux des habitations humaines ;

 

Veiller à la bonne utilisation des ressources naturelles et encourager une réduction maximum de la pollution afin d’enrayer et d’inverser le processus de dégradation croissante de notre planète.

Actualités

Un livret pour faire entendre la voix des jeunes

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And the winner is…

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#CaféPanda, premiers succès

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Le WWF appelle les étudiants à relever les défis du changement climatique à travers le challenge #CaféPanda

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Il y a 1 année(s)

Ils soutiennent le projet

Label COP21 Refedd
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Camargue

Préserver une zone humide emblématique

Rétablir le fonctionnement naturel des étangs et marais salins de Camargue

Enjeux

La Camargue est la 1ère zone humide de France par sa taille

Contexte

1ère zone humide de France par sa taille, la Camargue est aussi le 2ème plus grand delta de Méditerranée après celui du Nil. Site emblématique en France et en Europe, la Camargue a été façonnée au fil des siècles par la nature et les hommes, développant une forte identité culturelle et un patrimoine naturel unique. 

 

15 000 couples de flamants roses

Au cœur de la Camargue, le site des étangs et marais des salins est un vaste ensemble, couvrant plus de 6 500 ha. Ce site était entièrement aménagé pour une production salicole industrielle, ce qui impliquait un fonctionnement entièrement artificiel des flux d’eau, de la mer vers les terres. Suite à l’acquisition du site par le Conservatoire du littoral, garantissant ainsi sa protection définitive, le Parc Naturel Régional de Camargue, la Société Nationale de Protection de la Nature, la Tour du Valat et le WWF France ont construit avec le Conservatoire un projet de restauration du site, visant à rétablir son fonctionnement naturel.

 

 

390 espèces de flore recensées et  287 espèces d’oiseaux 

Le site abrite l’unique station de nidification des flamants roses en France : en moyenne 15 000 couples y nichent chaque année. Cette espèce emblématique de la Camargue, qui attire les nombreux visiteurs du site, justifie l’importance de mener des travaux de restauration. Mais de nombreuses autres espèces d’oiseaux sont présentes sur le site des étangs et marais des salins de Camargue. On y compte au moins 287 espèces, dont 17 menacées en France ou à l’échelle mondiale.

 

 

2 labels de reconnaissance internationale

Le site est entièrement inclus dans le périmètre de la réserve de biosphère de Camargue, ainsi que dans le site Ramsar de Camargue, ce qui témoigne de l’importance de cette zone humide au plan mondial.

De plus, le site des étangs et marais des salins de Camargue est reconnu et protégé au niveau européen et national par différents statuts réglementaires.

 

 

Les équilibres écologiques de la Camargue restent fragiles

Menaces

Si plusieurs opérations de protection ont permis une évolution favorable des populations d’oiseaux, de nombreux groupes d’animaux (amphibiens, poissons, reptiles, mammifères, etc.) ont régressé, notamment en raison :

 

de l’apparition de diverses espèces invasives, silures, ragondin, sénéçon en arbre, jussies, etc.) qui concurrencent les espèces autochtones pour la nourriture et les habitats ;

 

de perturbations hydro-morphologiques (détérioration de la morphologie et de l’hydrologie des cours d’eau par l’homme) qui participent au retrait du trait de côte (limite géographique entre le domaine marin et le domaine continental). Elles s’expliquent en grande partie par la disparition des apports sédimentaires du fait de la présence de nombreux barrages sur l'ensemble du cours du Rhône et sont aggravées par l’élévation du niveau de la mer ;

 

de la pollution (par les produits phytosanitaires notamment, les polychlorobiphényles PCB, etc.) provenant des eaux du Rhône, du traitement des rizières par les canaux de drainage agricole ainsi que de l’apport atmosphérique local en pesticides et hydrocarbures ;

 

des risques liés au changement climatique qui, compte tenu de la topographie, menacent de submersion la moitié basse du delta. 

 

Depuis  1970 le WWF est impliqué dans la région

Atouts

Le WWF soutient les organismes locaux impliqués dans la préservation de la biodiversité, depuis les années 1970. A cette époque, il s’agissait de permettre la reproduction des flamants roses sur un îlot dans l’Étang du Fangassier.

 

1,2 Milliards de litres d’eau par an rendus

Depuis 2014, le WWF France, le Parc Naturel Régional de Camargue, la Tour du Valat, la Société Nationale de Protection de la Nature travaillent ensemble à la restauration de l’hydraulique des étangs et marais des salins de Camargue. 

 

Les premières actions menées ont porté sur la restauration d’un canal afin d’amener de l’eau douce dans l’Étang du Fangassier. Ceci permet de conserver un niveau de l’eau à des valeurs favorables autour de l’îlot où les flamants roses font leur nid, avec une meilleure protection contre les prédateurs. De plus, ces travaux peuvent contribuer à épancher certaines crues. 

 

Ce projet est ainsi une contribution à une meilleure résilience de l’écosystème camarguais, face aux conditions climatiques extrêmes.

 

 

Flamants roses de Camargue - © Rob Wester / WWF
Myriophylle en épis dans un herbier aquatique de Camargue - © Roger Leguen / WWF
Flamants roses au coucher du soleil - © Roger Leguen / WWF
Chevaux sauvages de Camargue - © Roger Leguen / WWF
Le phare de Faraman - © Michel Gunther / WWF
Flamant rose - © Wild Wonders of Europe / Allofs / WWF
Marais salants - © iStock / Choja
Hérons gris - © Wild Wonders of Europe /Allofs / WWF

Objectifs

Restaurer le fonctionnement hydraulique naturel du site pour préserver sa biodiversité

Reconnecter les milieux humides du Vieux Rhône, les étangs du site et la mer ;

Suivre l’évolution du site sur différents compartiments environnementaux (évolution  hydrologique, végétation aquatique, etc.) pour vérifier la pertinence des actions menées ;

Sensibiliser les acteurs locaux sur la nécessité d’améliorer la qualité de l’eau ;

Mobiliser les acteurs et la population locale autour de la préservation du site pour une bonne compréhension des actions menées et des bénéfices qui seront rendus par un site restauré et entièrement préservé.

 

"Ce que nous voulons aujourd’hui, avec l’ensemble des partenaires locaux, c’est contribuer à rétablir le fonctionnement naturel des étangs et marais salins de Camargue et protéger la faune et la flore dans le respect de l'économie locale."

Pascal Grondin, Chargé de programme zones humides

Actions

1. Restaurer la fonction hydraulique

Restauration d’un canal afin d’amener de l’eau douce dans l’Étang du Fangassier. Ceci permet de conserver un niveau d’eau favorable autour de l’îlot où les flamants roses font leur nid, avec une meilleure protection contre les prédateurs.

Equipement d’ouvrages hydrauliques sur les canaux reliant les étangs afin de recréer un fonctionnement hydraulique plus naturel. L'objectif est de reconnecter les étangs du système Vaccarès, les étangs du site et la mer, permettant les échanges de faune et de flore aquatiques.

Investissement dans des appareils de mesures afin de contrôler le débit de l’eau, ce qui permet de récolter des données pour mieux comprendre et gérer, à l’avenir, cet espace naturel.

2. Améliorer la qualité de l’eau

Actions de sensibilisation des principaux acteurs pour promouvoir la réduction de l’usage de pesticides. Ces actions concerneront l’amélioration des pratiques de production. Il s’agira par exemple d'engager des discussions avec les agriculteurs pour concevoir des techniques culturales alternatives, économiquement viables, mais avec moins d'impacts sur l'environnement.

Prélèvement et analyse de la qualité de l'eau et du sédiment : l’objectif est d’obtenir une cartographie des polluants afin de mieux connaître leurs origines et de suivre leurs évolutions.

3.  Étudier l’évolution de l’écosystème

Des suivis sur les herbiers et la faune aquatique seront réalisés afin d'évaluer l'impact des travaux hydrauliques sur l'état de la flore et de la faune des lagunes.

4.  Étudier l’évolution de l’écosystème

Activités de sensibilisation à destination de la population locale (élus, agriculteurs, chasseurs, public scolaire, etc.), avec l'organisation de séances d'information, de visites de terrain et la production de documents d'information (brochure, newsletter). Il s’agit de donner des éléments de compréhension sur l'importance de préserver la ressource en eau et les écosystèmes aquatiques. Ces activités seront notamment réalisées dans le cadre d'évènementiels (Journée Mondiale des Zones Humides, Festival de la Camargue, Rencontres Deltaïques, Journées du Patrimoine, etc).

Activités à destination de la presse, avec l'organisation de visites thématique et la production de communiqués de presse.

Le Flamant Rose

Nom scientifique Phoenicopterus roseus

Nom commun Flamant rose

Règne Animalia

Classe Aves

Ordre Phoenicoptériformes

Famille Phoenicoptéridés

Genre Phoenicopterus

LC Préocuppation mineure
NT Quasi menacé
VU Vulnérable
EN En danger
CR En danger critique d'extinction
EW Espèce ne survivant qu'en captivité
EX Espèce disparue
En savoir plus

Répartition

Du sud de l’Europe au sud-ouest de l’Asie, ainsi qu’en Afrique. En France l’espèce est inféodée aux zones humides méditerranéennes et est nicheur uniquement en Camargue.

Population

60 000 couples nicheurs en Europe, dont 25 % en France (Camargue).

Descriptif

Plumage gris blanc la première année, puis nuancé de gris, de blanc et de rose.  Reconnaissable à ses longues pattes roses palmées,  son bec court et recourbé à pointe noire.

Taille : 120-145 cm

Poids : de 2 kg pour les femelles à 4,5 kg pour les males

Signe distinctif

Les flamants roses vivent en groupe et se reproduisent en colonies de plusieurs centaines à plusieurs milliers d'individus, avec des nids très proches les uns des autres.

Nourriture

Leur régime alimentaire est surtout constitué de crustacés tels Artemia salina, d’algues et d’autres invertébrés. Les flamants convertissent en couleur rose les pigments de carotène contenus dans leur nourriture.

Menaces

  • le dérangement : les colonies sont très sensibles au dérangement lors de la nidification. Un hélicoptère à basse altitude ou un chien peuvent perturber voire ruiner une saison de reproduction ;
  • la destruction ou la dégradation des zones humides méditerranéennes, est une forte menace faisant disparaître leur site de reproduction et d’alimentation ;
  • les hivers trop rigoureux : de nombreux individus peuvent mourir lors des épisodes hivernaux trop froids, faute de trouver de la nourriture.

 

Que fait WWF ?

 

Soutenir financièrement la création d’îlot de nidification en Camargue : depuis, 1973, le WWF-France a appuyé les efforts des acteurs locaux pour permettre la reproduction de l’espèce ;

 

Sensibiliser le public à la vulnérabilité de l’espèce. Plusieurs opérations ont été réalisées pour permettre au public d’observer à distance les flamants roses et leur expliquer la sensibilité de l’espèce au dérangement ;

 

Contribuer à la restauration des habitats naturels : le projet actuellement en cours vise à rétablir un fonctionnement hydraulique naturel dans le secteur de nidification des flamants roses et ainsi de conforter la présence de l’espèce.

Actualités

Un premier résultat prometteur

Il y a 3 mois(s)

Ils soutiennent le projet

snpn Tour du Valat Conservatoire de littoral Parc naturel régional de Camargue
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Méditerranée

Protéger les grands cétacés dans le sanctuaire Pelagos

Faire diminuer le nombre de collisions entre navires et grands mammifères marins

Enjeux

Un sanctuaire de 87500 km2 pour protéger les cétacés

Contexte

Le Sanctuaire Pelagos est un espace maritime de 87 500 km2 faisant l’objet d’un Accord entre l’Italie, Monaco et la France pour la protection des mammifères marins qui le fréquentent.

En effet, c’est en 1999 que les 3 pays décident de le créer afin d’assurer une bonne conservation des populations de cétacés et de faciliter la concertation entre tous les acteurs. 

 

Première aire transfrontalière de la Méditerranée destinée à la protection des mammifères marins, le Sanctuaire Pelagos abrite une grande diversité d’espèces de cétacés qui y trouvent un espace privilégié pour se nourrir et se reproduire, en particulier le Rorqual commun, second plus grand animal sur notre planète, classé comme «en danger» par l’IUCN.

 

Son territoire s’étend bien au-delà de la zone côtière des trois pays, ce qui en fait l’un des plus gros défis de conservation jamais lancé en Méditerranée. Ce périmètre est très fréquenté par les cétacés du fait d’une situation favorable : un talus continental étroit et entaillé de canyons de grande profondeur. Associée à des conditions climatiques particulières, cette topographie favorise la remontée d’eaux profondes riches en éléments nutritifs.

 

 

Les collisions avec des navires représentent la 1ère cause de mortalité non naturelle pour les grands cétacés

Menaces

En Méditerranée plus qu’ailleurs, le développement massif et incontrôlé des activités humaines touche durement les écosystèmes soumis à une forte pression démographique. 

Ainsi, l’équilibre du sanctuaire Pelagos est fragile et particulièrement vulnérable au changement climatique. 

 

De plus, 30% du trafic maritime mondial transite en Méditerranée et le sanctuaire Pelagos connait un trafic intense, notamment en été où les risques de collisions avec les cétacés sont significatifs. Les collisions avec les navires représentent la première cause de mortalité non naturelle pour les grands cétacés. 

Beaucoup d’individus vivants présentent également des traces de ces accidents.

 

 

Depuis près de 15 ans le WWF France s’investit en Méditerranée

Atouts

Le WWF France a contribué à la création du sanctuaire Pelagos dès l’origine à travers ses programmes d’études et par sa participation aux groupes de travail thématiques définissant les orientations de sa gestion.

Depuis plus de 12 ans, le WWF France s'investit en Méditerranée pour la protection des écosystèmes marins en se concentrant sur 4 axes de conservation : l’étude et la protection des cétacés, le développement et l’amélioration du réseau des Aires Marines Protégées (AMP), les dangers de la pollution et la pêche durable.

 

Depuis 2007, ce travail a véritablement pris une dimension collective grâce à l’Initiative Méditerranéenne Marine développée conjointement par tous les WWF de la région. L’objectif affiché : développer un double réseau de sites pilotes au travers des Aires Marines Protégées et des pêcheries durables avec co-gestion écosystémique.

 

Repcet 
Repérage en temps réel des cétacés, un logiciel de navigation pour éviter les collisions

L’outil REPCET est un système logiciel dédié à la navigation. 

Il vise, prioritairement, à limiter les risques de collisions entre les grands cétacés et les grands navires.

Le principe est simple et se base sur les éléments suivants : chaque observation de grand cétacé réalisée par le personnel de quart depuis un navire utilisateur de REPCET est transmise en temps quasi-réel par satellite à un serveur situé à terre. Le serveur centralise les données et diffuse des alertes aux navires équipés et susceptibles d'être concernés par un signalement. Les alertes sont alors cartographiées à bord sur un écran dédié.

 

La nature collaborative du système repose sur la densité du trafic maritime commercial. D’autres contributeurs volontaires peuvent également participer au dispositif en signalant les cétacés observés, notamment les navires militaires, les scientifiques en mer, les opérateurs de whale-watching ou encore la grande plaisance.

 

Rorqual commun en Méditerranée - © iStock / Adam Bennie
REPCET permet aux bateaux de signaler les cétacés qu’ils croisent et cartographier leur présence en temps réel - © iStock / Dieter Meyrl
© Emanuele Coppola / WWF
© iStock / Marshall Bruce
© iStock / JG1153
Rorqual commun vu du ciel - © naturepl.com / Mark Carwardine / WWF
© naturepl.com / Mark Carwardine / WWF
© Y.-J. Rey-Millet / WWF

Objectifs

Réduire le nombre de collisions entre les navires et les grands cétacés

Equiper une trentaine de navires sur une durée de deux ans pour garantir une meilleure efficacité du système collaboratif REPCET et mobiliser l’ensemble des compagnies maritimes dont les navires transitent par le sanctuaire Pelagos sur la question de la protection des cétacés ;

Définir et quantifier les impacts économiques d’éventuelles mesures de réduction de la vitesse des navires à proximité des cétacés dans le sanctuaire Pelagos à travers une étude socio-économique.

 

"Loin d’être anecdotiques, les collisions avec des bateaux sont considérées comme l’une des principales causes de mortalité non naturelle des rorquals communs et des cachalots en Méditerranée."

Denis Ody, Responsable du bureau de Marseille du WWF France

Actions

1. Identifier et sélectionner les meilleurs navires candidats pour la mise en place de REPCET

Choisir les navires candidats en fonction de l’intensité de leur fréquentation de la zone du sanctuaire, de leur vitesse de croisière, de leurs itinéraires, etc. en s’appuyant sur les données AIS (Automatic Information System), système d’échanges automatisés de messages entre navires par radio VHF ;

Installer gratuitement le système sur les navires des compagnies maritimes volontaires, pour une durée de 1 à 2 ans.

2. Faire connaître le dispositif REPCET pour convaincre de son utilité et encourager sa généralisation

Mener des campagnes de communication auprès du grand public ;

Diffuser des bilans réguliers dans les médias.

3. Réaliser une étude sur les impacts économiques de mesures de réduction de la vitesse

Effectuer une analyse croisée des données AIS du trafic maritime et de la densité des peuplements de cétacés afin d’estimer la probabilité de rencontre entre les navires et les grands cétacés à diverses périodes de l’année ;

Calculer l’augmentation moyenne de durée des trajets si la vitesse est réduite, et évaluer ainsi les coûts associés à ces « retards » selon les types de navires. 

 

Rorqual commun

Nom scientifique Balaenoptera physalus

Nom commun Rorqual commun

Règne Animalia

Classe Mammalia

Ordre Cetacea

Famille Balaenopteridae

Genre Balaenoptera

LC Préocuppation mineure
NT Quasi menacé
VU Vulnérable
EN En danger
CR En danger critique d'extinction
EW Espèce ne survivant qu'en captivité
EX Espèce disparue
En savoir plus

Répartition

Dans toutes les eaux du globe sauf les eaux glaciales et les eaux des mers isolées ou fermées.

Population

30 000 individus.

Descriptif

2ème plus gros animal existant, après la baleine bleue. Corps gris foncé à marron, dessous blanc.

Taille : 19 à 20 m de long ;

Poids : 70 tonnes environ.

 

Signe distinctif

Vit souvent en troupe de 6 à 10 individus, mais on a pu observer des groupes allant jusqu'à 100 individus.

Nourriture

Carnivore, se nourrit de krills et autres crustacés, de plancton et de petits poissons.

Menaces

  • les collisions avec les navires de pêche et les risques d’emmêlement dans le matériel de pêche à l’origine des prises accessoires ;
  • la pollution sonore (les sonars à basse fréquences des bateaux notamment qui, en couvrant les sons émis par les baleines, perturbent leur communication, essentielle à leur reproduction) ;
  • la pollution chimique :  situés en bout de chaîne alimentaire, leur organisme concentre les polluants accumulés dans leur nourriture (organochlorés, métaux lourds issus de l’industrie et de l’agriculture et composés dérivés des HAPs, Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) qui provoquent des tumeurs ou des troubles des systèmes immunitaire et reproducteur.
  • la difficulté croissante à s’approvisionner en Krill, leur source de nourriture principale, en raison de la surpêche et du changement climatique qui font diminuer leurs proies de façon préoccupante. 

 

Que fait WWF ?

 

Mener des actions de lobby pour la création de sanctuaires baleiniers : le WWF France a soutenu pendant près de 10 ans la création du sanctuaire Pelagos, la seule aire marine protégée de haute mer créée entre la France, Monaco et l’Italie et qui protège 8 millions d’hectares en mer de Ligures ;

 

Embarquer pour des missions scientifiques d’observation et de biopsie car c’est en améliorant notre niveau de connaissances sur les cétacés que nous parviendrons à mieux les protéger ;

 

Initier des campagnes de communication pour sensibiliser les usagers de la mer au respect des cétacés et de leur habitat naturel, notamment à destination des amateurs de whale watching (activité touristique d’observation des cétacés en mer).

Actualités

Premier Bilan

Il y a 2 mois(s)

Le dispositif anti-collision pourrait devenir obligatoire

Il y a 3 mois(s)

Le dispositif REPCET

Il y a 3 mois(s)
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Ouganda

Financement durable du Parc National du Rwenzori

Préserver un écosystème unique et les services hydrologiques qu’il rend, au profit des populations environnantes

Enjeux

995 km2 de superficie

 

25 espèces endémiques de plantes et 18 espèces endémiques d’oiseaux

 

12 espèces endémiques de mammifères dont le léopard de Rwenzori, le céphalophe rouge et le caméléon de Jackson

Contexte

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Parc National des Montagnes du Rwenzori (PNMR) se trouve à la frontière entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC). Il a été en créé en 1991.

 

Cet écosystème fait partie de l’ensemble plus large des Virunga et culmine à 5109 m d’altitude. Ses milieux, très divers (forêt afromontane, pelouses afro-alpines, zones humides, glaciers) abrite de nombreuses espèces comme le chimpanzé, le céphalophe rouge, l’éléphant des forêts ou le léopard du Rwenzori. C’est également une destination touristique unique bien que méconnue.

 

Mais surtout, l’écosystème du Rwenzori fournit des services écosystémiques essentiels. Il est en particulier le château d’eau pour deux millions de personnes et de nombreuses entreprises dans la région, à travers son glacier et les rivières qui y prennent leur source.

 

 

Pression démographique dans les localités  autour du parc : taux de plus de 5 %

 

En 2013, le déficit budgétaire du parc s’élevait à 60 %

 

Menaces

Les services écosystémiques rendus par le parc sont menacés principalement par la pression démographique des 805 000 habitants de la zone périphérique en quête de terres cultivables, de bois de chauffe et de sources de protéines.

 

Les pratiques d’utilisation non durables des terres (déboisement, défriche-brûlis, cultures en pente forte, à proximité des cours d’eau, etc.) entrainent une instabilité des berges (pouvant causer des dégâts importants lors des crues) et une érosion des sols les rendant imperméables à l’eau de pluie. Il en résulte un accroissement de la sédimentation des cours d’eau et donc une dégradation des services hydrologiques rendus par le parc. Celle-ci affecte notamment les rendements des opérations des entreprises en aval utilisant l’eau de ces rivières (entreprises d’hydroélectricité par exemple).

 

Le changement climatique contribue également à perturber ces services hydrologiques : la capacité de stockage hydrique des montagnes régresse et le débit des rivières prenant leur source en haute altitude devient irrégulier.

 

Enfin, le parc manque cruellement de moyens pour remplir son objectif de conservation de la biodiversité et des services écosystémiques. En 2013, le déficit du parc s’élevait à 60%.

 

Depuis 35 ans, le WWF est présent en Ouganda via son bureau de Kampala

Atouts

Présent en Ouganda depuis près de 35 ans, au sein de son bureau de  Kampala, (capitale du pays) et possède une unité de gestion de projet (UGP) à Kasese, juste à côté du parc, à proximité du terrain et des acteurs du projet.

Depuis 2009, le WWF travaille dans la région, notamment sur la gestion des ressources en eau et du bassin versant de la rivière Semlilki. Le WWF collabore avec plusieurs entreprises qui utilisent les services hydrologiques rendus par le Parc (approvisionnement en eau). Il s’agit entre autre de Hima Cement Limited sur place depuis 1994 et de Bugoye Hydro Ltd mise en service en 2013. Fort de cette présence de longue date, le WWF dispose de très bonnes relations avec les acteurs sur place (institutions nationales et régionales, communautés locales, entreprises.)

 

Parc National des Montagnes du Rwenzori ©Michael Neveu/WWF
Le caméléon de Jackson ©WWF-UCO
Parc National des Montagnes du Rwenzori ©Michael Neveu/WWF
Producteurs de café ©Michael Neveu/WWF
Parc National des Montagnes du Rwenzori ©WWF-UCO
Glacier - Parc National des Montagnes du Rwenzori ©WWF-UCO
Margherita Peak - PNMR ©WWF-UCO

Objectifs

Mettre en place des mécanismes de financement durable pour le parc dans une logique partenariale

Engager les entreprises dans le financement du PNMR et du dispositif pilote de paiement pour service hydrologique (PSE-Eau)

Améliorer l’offre touristique du parc et de ses environs

"La vraie innovation dans ce projet c'est l'idée de mobiliser le secteur privé. On va chercher l'argent des entreprises pour faire changer les pratiques des agriculteurs, c'est du jamais-vu !"

Anne Chetaille, Chargée de programmes internationaux au WWF France

Actions

1. Mobilisation des entreprises pour le financement du parc

Sensibilisation des entreprises via une étude visant à évaluer les services écosystémiques rendus par le parc et leur importance, en particulier pour les entreprises, des visites d’échange sur d’autres sites de PSE en Ouganda et dans la sous-région, organisation d’un atelier national de mobilisation du secteur privé.

Elaboration d’une stratégie de levée de fonds pour le parc.

2. Revue des textes de loi et sensibilisation des décideurs sur les PSE

Via des notes de synthèse, rencontres, visites d’échange, etc. Le projet appuiera la rédaction d’un chapitre sur les PSE dans le cadre de la révision de la Loi sur l’environnement.

3. Elaboration et mise en œuvre d’un dispositif pilote de paiement pour service environnemental Eau (PSE Eau)

Des sommes sont versées par les entreprises pour financer l’amélioration des pratiques des agriculteurs. Il est attendu que l’adoption de pratiques agricoles plus durables, diminue l’érosion des sols et par conséquent, améliore la qualité de l’eau des rivières (baisse de la sédimentation).

4. Appui au développement du tourisme communautaire et identification de nouveaux produits touristiques adaptés au Rwenzori à partir d’une étude du potentiel touristique de la région

Exemple : projet d’habituation des chimpanzés, réhabilitation des sentiers de randonnée du parc, etc.). Il s’agit d’inscrire ces initiatives de tourisme communautaire et ces nouveaux produits touristiques dans une stratégie plus large du développement du tourisme pour le RMNP.

5. Développement d’un plan de communication pour le projet.

Le projet sera valorisé via des publications, des vidéos et des visites presse ainsi que dans des événements nationaux, régionaux et dans des conférences internationales. Un documentaire sera notamment réalisé sur le projet et le parc et diffusé sur les chaines nationales.

 
Résultats attendus

 

6000 foyers autour du parc voient leurs revenus augmenter ;

Le secteur privé participe au financement du dispositif de PSE à hauteur de 50000 euros ;

Un cadre institutionnel national pour appuyer le développement de dispositifs de paiement pour service environnemental (PSE) est mis en place ;

600 agriculteurs bénéficient du dispositif pilote de paiement pour service environnemental Eau mis en place.

Chimpanzé

Nom scientifique Pan troglodytes

Nom commun Chimpanzé commun

Règne Animalia

Classe Mammalia

Ordre Primates

Famille Hominidae

Genre Pan

LC Préocuppation mineure
NT Quasi menacé
VU Vulnérable
EN En danger
CR En danger critique d'extinction
EW Espèce ne survivant qu'en captivité
EX Espèce disparue
En savoir plus

Répartition

Ouest et centre de l’Afrique équatoriale au nord du fleuve Zaïre, de la Guinée-Bissau à la Côte-d’Ivoire et du Gabon aux grands lacs est-africains.

Population

Entre 150 000 et 250 000 individus. En baisse.

Descriptif

Primate de grande taille, poil noir, visage, oreilles, paumes, doigts et orteils de couleur rosée.

Visage plat, yeux légèrement enfoncés dans leurs orbites, bouche proéminente. Les membres sont munis de doigts dont les pouces s’opposent aux autres, eux-mêmes terminés par des ongles, qui permettent une plus grande sensibilité dans la préhension des objets.

Démarche quadrupède dans sa position semi dressée ou bipède. Mais cette dernière est plus maladroite. Animal puissant aux bras musculeux qui mesurent près d’une fois et demie sa taille moyenne.

Taille : 1,30 à 1,60 m

Poids : 40 à 65 kg

Longévité : 50 à 60 ans

 

Signe distinctif

Capable d’utiliser des outils sommaires comme les premiers Hommes : baguettes pour capturer les termites ou les fourmis dans leur cache, pierres ou branches pour briser les coquilles des noix, morceaux d'écorces glissées entre ses orteils de pieds en guise de « tongs » pour grimper sur les arbres épineux. 65 outils différents recensés par les primatologues.

Nourriture

Principalement végétarien : plantes et fruits principalement mais             aussi miel, œufs, insectes et petits mammifères à l’occasion. Pratique de l’automédication via l’ingestion de feuilles mélangées à de la terre ou d’écorces rongées, des végétaux contenant des molécules utilisées en médecine.

Menaces

La destruction et la fragmentation de son habitat liées à la déforestation, elle-même induite par une exploitation forestière et agricole non responsable ;

La chasse pour le commerce de "viande de brousse" ou d’animaux domestiques ;

Les maladies transmises par l’homme comme le virus Ebola  qui peut décimer des populations de grands singes.

Que fait WWF ?

 

Etablir, renforcer et contribuer à la gestion des zones protégées pour préserver les populations de chimpanzés restantes, via l"African Great Ape Programme" ;

 

Développer l’écotourisme centré sur les chimpanzés, au parc national de Campo Ma'an au Cameroun et en République Centrafricaine notamment ;

 

Militer pour l’arrêt des abattages illégaux de chimpanzés dans les exploitations forestières ;

 

Rechercher des solutions pour stopper l’impact du commerce de gibier sur les espèces.

Ils soutiennent le projet

FFEM Union Européenne
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Madagascar

Préserver les écosystèmes via le développement communautaire des énergies renouvelables

Contribuer au développement de l’énergie solaire au profit des forêts et des communautés locales

Enjeux

587040 km2 de superficie
 
107 espèces d'oiseaux endémiques 

 

245 espèces d’amphibiens endémiques

Contexte

Madagascar figure parmi les 10 hot spots de la diversité biologique mondiale. Avec une superficie de 587 040 km2 (légèrement plus importante que celle de la France), Madagascar est la cinquième plus grande île au monde après l'Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée et l'île de Bornéo. 


Située dans l'océan Indien et traversée par le tropique du Capricorne, elle offre une palette unique d’influences africaines, indiennes et extrême-orientales et de paysages aussi somptueux que divers ainsi qu’une une diversité biologique exceptionnelle. 


L'isolement biogéographique de Madagascar et la variété des climats et reliefs y ont favorisé le développement d'une faune et d'une flore unique au monde (endémique). L’île et ses forêts tropicales humides (à l’est du pays) et sèches, épineuses (au sud et à l’ouest) sont sans aucun doute l’un des endroits les plus riches de la planète en termes de biodiversité. 


Par exemple, on trouve quelque 50 espèces de lémurs uniquement à Madagascar. De même, sept espèces de baobab peuplent les forêts sèches du pays, contre une seulement sur le reste du continent africain. Par ailleurs, Madagascar compte 294 espèces d’oiseaux dont 107 sont endémiques et 247 espèces d’amphibiens dont 245 sont endémiques.

 

4,7 % de la population a accès à l’électricité
 

36000 hectares de forêts naturelles disparaissent chaque année

Menaces

Malheureusement, le patrimoine naturel unique de Madagascar est sévèrement menacé de disparition. La forêt naturelle disparaît très rapidement, 36 000 hectares chaque année, un phénomène que vient aggraver la croissance démographique. En effet, le niveau de pauvreté de la population contraint les habitants à avoir recours aux ressources naturelles de façon destructrice en privilégiant le court terme au détriment d’une utilisation rationnelle qui revêt un caractère durable.


Ainsi, la déforestation, due principalement à une agriculture sur brûlis avec des cycles de plus en plus courts et à la production de charbon de bois, entraîne l'érosion des rares terres arables et le tarissement des réserves d'eau. La sédimentation des rivières et des estuaires réduit l’habitat des espèces aquatiques et marines, dont les poissons et les crustacés. Les conséquences sont dramatiques pour les revenus des paysans et des pêcheurs.


De manière générale, 84% des malgaches ont des problèmes d’accès à l’électricité et dans les campagnes seulement 4,7 % de la population a accès à l’électricité. La faible densité de population qui caractérise le pays, l’isolement de nombreuses communautés et le niveau de développement technologique peu élevé entrave l’électrification rurale de manière significative.


Pour couvrir les besoins quotidiens en énergie, la majeure partie de la population de Madagascar dépend du pétrole lampant, des bougies, des batteries, des générateurs diesel et du bois de feu, autrement dite des sources d’énergie fossiles non durables.


Le faible taux d’accès à l’électricité constitue un obstacle majeur pour le développement rural. Sans accès à l’électricité dans les campagnes, la population Malgache risque de se tourner vers le kerosène ou les batteries (chargeurs piles) pour satisfaire ses besoins d’éclairage et autres avec un coût important pour l’environnement, la santé mais aussi l’économie.

 

Depuis 50 ans, le WWF est présent à Madagascar

2000kWh/m2/an de radiation

Atouts

Présent à Madagascar depuis 1963, le WWF s’efforce de préserver l’exceptionnelle biodiversité du pays tout en gérant le capital naturel de manière durable au profit de l’environnement mais aussi des communautés locales qui en dépendent pour leur survie.


Le WWF agit donc en étroite collaboration avec les autorités du pays et les communautés locales. En effet, vivant aux abords des écosystèmes, celles-ci sont à la fois celles qui sont le plus à même de les détruire ou de préserver leur intégrité. C’est pourquoi il est fondamental de les intégrer dans toute stratégie de conservation et c’est ce que fait le WWF pour mettre en œuvre sa vision : une biodiversité préservée et des ressources naturelles mieux gérées pour un développement soutenable du territoire au profit de tous.


Avec un ensoleillement privilégié (autour de 2000 kWh/m2/an de radiation à travers tout le pays), Madagascar fait partie des pays qui ont le plus de potentiel en matière d’énergie solaire. Presque toutes les régions de Madagascar ont plus de 2.800 heures d’ensoleillement par an.

Première promotion de formation des grand-mères / © WWF MDCO/Louise Jasper
© WWF MDCO/Louise Jasper
© WWF MDCO/Louise Jasper

Objectifs

Mettre en œuvre un réseau de grand-mères ingénieurs en énergie solaire dans les écorégions prioritaires de Madagascar

 

Développer les équipements photovoltaïques au sein des foyers pour que les communautés rurales défavorisées de Madagascar aient accès à l’énergie ;

Accroitre le rôle des femmes dans les communautés en leur donnant le premier rôle, celui d’ingénieur, pour permettre aux villageois de faire fonctionner et d’entretenir eux-mêmes leur propre système de production d’énergie solaire, en toute autonomie et à bas coût ;

Pérenniser le réseau de formation des femmes ingénieurs en énergie solaire à Madagascar et faire en sorte que les grand-mères ayant bénéficié des formations perpétuent le savoir en devenant formatrices à leur tour.

 

« Ces femmes courageuses nous prouvent que nous avons chacun de nous un immense potentiel à révéler en faveur d’un monde meilleur »

Voahirana Randriambola, Responsable Energie Madagascar

Actions

1. Accompagner la formation des femmes à l’énergie solaire dispensée par le Barefoot College

Sélectionner 8 grand-mères éligibles à la formation d’ingénieur en énergie solaire dans les paysages identifiés comme prioritaires par le WWF ;

Préparer leur voyage et les suivre durant leur 6 mois de formation en Inde auprès du Barefoot College ;

2. Assurer la mise en œuvre effective du système de production d’énergie solaire

Organiser l’équipement technique des foyers ;

Appuyer la création d’un « comité solaire » en charge de la bonne gouvernance du projet (organe décisionnaire) avec un lieu dédié pour l’héberger et stocker le matériel au sein des deux villages pilotes  ;

Faire parvenir les composants solaires indispensables au fonctionnement du système de production d’énergie en provenance d’Inde jusqu’aux villages  ;

3. Promouvoir la généralisation de l’expérience des deux sites pilotes en étendant le projet  du réseau des femmes ingénieurs en énergie solaire à l’échelle nationale 

Développer des partenariats stratégiques (secteur privé, autorités compétentes, société civile) pour répliquer le modèle à une échelle plus large;

Capitaliser et valoriser l’expérience acquise au travers des deux projets pilotes.

 

Résultats attendus

 

400 foyers équipés en énergie solaire ; 

8 grand-mères formées dans le domaine de l’énergie solaire au sein des paysages identifiés comme prioritaires par le WWF ;

Un programme national pour le développement d’un réseau de grand-mères ingénieurs en énergie solaire impliquant de nombreuses parties-prenantes et un centre de formation dédié créé.

Le lémurien

Nom scientifique Propithecus verreauxi

Nom commun Le Propithèque de Verreaux, ou Sifaka

Règne Animalia

Classe Mammalia

Ordre Primates

Famille Indridae

Genre Propithecus

LC Préocuppation mineure
NT Quasi menacé
VU Vulnérable
EN En danger
CR En danger critique d'extinction
EW Espèce ne survivant qu'en captivité
EX Espèce disparue
En savoir plus

Répartition

Madagascar (forêts sèches du Sud et de l’Ouest)

Population

En baisse

Descriptif

Proche parent du singe, petit mammifère au nez pointu. Longs doigts crochus queue plus longue que son corps. Pelage, épais et long, entièrement blanc, à l'exception d'une  « couronne » de poils brun foncé sur le sommet du crâne. Mains, pieds et face noirs.

• taille : de 40 et 48 cm ;

• poids : entre 3 et 3,5 kg

 

Signe distinctif


Très bavard, pousse une variété de cris. Connu sous le nom de « lémurien dansant » en raison de son mode de locomotion particulier : il se déplace en faisant de grands bonds.

Nourriture

Fleurs, fruits, feuilles

Menaces

  • L’exploitation forestière (bois et agriculture) qui fait disparaître sa principale source de nourriture et fragmente son habitat naturel : l'instabilité politique et le seuil élevé de pauvreté des 20 dernières années ont accéléré la déforestation et l'abattage des arbres pour le commerce illégal.
  • Le braconnage : les lémuriens peuvent être chassés et vendus aux restaurateurs comme viande de brousse ou capturés pour être exportés illégalement à l’étranger comme animaux de compagnie.

Que fait WWF ?

 

Appuyer la création et la gestion d’aires protégées dans les dernières zones de forêts encore intactes pour lutter contre la fragmentation de l’habitat naturel du lémurien ;


Promouvoir le transfert de la gestion des ressources naturelles aux communautés locales et favoriser la mise en place d’activités alternatives génératrice de revenus afin de minimiser l’impact sur les forêts ; 


Mener des actions de restauration des forêts dégradées et de recensement de la biodiversité.



 

 

 

Actualités

Quand les grand-mères retournent à l’école

Il y a 5 jour(s)
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Madagascar

Préserver les mangroves de la Manambolo

Gérer durablement les forêts bleues au profit du climat et des populations locales

Enjeux

2% des mangroves du monde sont concentrées à Madagascar,  dont 60000 hectares de mangroves continues

Contexte

Les mangroves continues de Madagascar sont situées sur le littoral ouest de l’île. 

Ces forêts bleues sont d’une importance cruciale pour les communautés locales qui vivent sur la côte. Elles fournissent nourriture, bois de chauffe et de cuisine ainsi que matériaux de construction pour les maisons. Quant à leurs plantes, elles sont utilisées dans la médecine traditionnelle.

 

De plus, les mangroves protègent l’intérieur des terres contre les dégâts cycloniques et l’érosion. Première ligne de défense contre le réchauffement climatique, elles filtrent l’eau et stockent le carbone à l’instar des forêts terrestres. C’est grâce à ces écosystèmes uniques, classés sites Ramsar, que poissons et invertébrés migrent vers les récifs et la haute mer, ils s’y réfugient pour se nourrir et se reproduire. De même, les mangroves stabilisent et renouvellent les sédiments, elles absorbent les polluants et les excédents.

 

A Madagascar, elles assurent notamment la protection de la future nouvelle aire marine protégée de l’archipel des Iles Barren contre la sédimentation venant du versant ouest de Madagascar. Cet archipel constitue une des zones récifales les plus intactes de Madagascar et un des sites importants en terme de nidification des tortues marines dans l’Océan indien occidental.

 

De même, les mangroves garantissent la protection de la zone humide de Manambolomaty (classée site RAMSAR), de la forêt primaire de Tsimembo ainsi que les plaines rizicoles de Bemamba et de Soahany contre tous les effets négatifs de l’augmentation du niveau de la mer issus du changement climatique.

 

 

Selon la FAO, 3,6 millions d’hectares de mangroves ont été perdus depuis 1980, soit 20% de la superficie totale des mangroves dans le monde

Menaces

Malheureusement, le changement climatique et leur exploitation non durable menacent les mangroves et avec elles, l’ensemble des services écosystémiques qu’elles rendent aux communautés côtières, en particulier pour les activités de pêche et de collecte de crabes.

 

Ainsi, la pêche, principale source de revenus dans la région, souffre de techniques non durables, et de techniques de stockage et de conditionnement peu efficaces. Pour 15 kg de crabes par pêcheur et par jour en moyenne, 15% sont perdus du fait des mauvaises conditions de stockage. La mortalité post capture peut représenter jusqu’à 50% des volumes pendant la période de grosse pluie.

 

Les pêcheurs n’ont pas accès au marché régional du fait de leur isolement. Ils sont organisés en groupement informel, sans reconnaissance officielle ni capacité de négociation vis-à-vis des collecteurs. Au niveau local, les COBA (COmmunautés de BAse), acteurs clés pour la gestion des ressources naturelles, manquent souvent de ressources techniques et organisationnelles pour être pleinement efficaces. Au niveau régional, les politiques et plans de développement n’intègrent pas ou peu les enjeux liés à la gestion durable des mangroves.

 

 

Depuis 50 ans, le WWF est présent à Madagascar

Atouts

Le WWF connait bien la région de Madagascar car il y travaille depuis près d’un demi-siècle.  Il y mène un programme de protection de la nature et de l’environnement centré sur la lutte contre la déforestation, la préservation des espèces de faune et de flore, la sauvegarde des habitats marins et d’eau douce.

 

Le WWF agit en étroite collaboration avec les autorités du pays et les communautés locales.

 

Pour lutter contre la déforestation, le WWF appuie la création d’aires protégées dans les dernières zones de forêts encore intactes, le transfert de la gestion des ressources naturelles aux communautés locales – pour améliorer les revenus de ces dernières et diminuer le recours à l’agriculture sur brûlis – et les activités de restauration des forêts dégradées. 

Sur certains sites, les équipes du WWF effectuent aussi des recensements et des évaluations de la biodiversité ainsi que des plans d’occupation des sols. 

 

Les projets du WWF pour la conservation des forêts et des habitats marins contribuent également à une meilleure protection des espèces animales et végétales qui y vivent.

 

 

Mangroves de Nosy Bé à marée basse - © iStock / David Parsons
Tortue verte - © Jürgen Freund / WWF
Les mangroves de Madagascar - © WWF / Martina Lippuner
Plantation de mangroves - © WWF / Martina Lippuner
Les tortues vertes naissent sur des sols sablonneux - © Roger Hooper / WWF
Plantations de mangroves - © WWF / Martina Lippuner
© Jürgen Freund / WWF
© iStock / Robas

Objectifs

Concilier conservation et bénéfices socio-économiques via une gestion communautaire avec l’appui des COBA (COmmunautés locales de BAse)

Maintenir les biens et services fournis par les mangroves .

Participer à la lutte contre les changements climatiques via les fonctions de régulation assurées par les mangroves.

Sensibiliser le public à la nécessité de préserver l’écosystème forestier au regard des enjeux de la COP21 et en collaboration étroite avec les institutions en charge de cet espace forestier.

Assurer des bénéfices socio-économiques tangibles aux COBA (Communautés de base), en particulier via une pêche et une collecte de crabes durables.

 

"Les mangroves jouent un rôle essentiel dans la résilience des écosystèmes face au changement climatique et dans la stabilisation des zones côtières."

Edina Ifticene, Chargée de programmes internationaux (Programme Afrique)

Actions

1. Préservation et restauration des mangroves de Manambolo

Identification et priorisation des sites potentiels de restauration en combinant les connaissances traditionnelles locales et les résultats des analyses de vulnérabilité au changement climatique ;

Organisation d’une campagne de restauration par an avec les communautés de base et mise en place d’un suivi des campagnes de restauration avec les communautés locales ;

Mobilisation des communautés locales par des campagnes de sensibilisation et de communication sur l’importance de la préservation des mangroves ;

Structuration des communautés locales en COBA et renforcement de leurs capacités. Facilitation des processus de transfert de gestion des ressources naturelles (TGRN) aux communautés locales ;

Mise en place d’un système de suivi environnemental participatif.

2. Instaurer des filières « poissons » et « crabes » durables et génératrices de revenus

Amélioration des techniques de pêche en termes de sélectivité et de rentabilité ;

Amélioration des systèmes de stockage et de conditionnement des produits en vue de diminuer les pertes post-captures et d’améliorer leur qualité.

3. Intégrer la gestion communautaire des mangroves et la valorisation durable des ressources associées dans le Plan de Développement Régional de Melaky

Réorganisation des pêcheurs en coopérative et renforcement de leurs capacités ;

Facilitation des négociations avec le secteur privé (collecteurs) à travers des rencontres professionnelles, des ateliers de concertation entre les producteurs et les vendeurs, et à travers l’intégration des coopératives dans les Chambres de Commerce ;

Programme de suivi des revenus moyens journaliers au niveau des coopératives.

 
Résultats attendus

 

8000 hectares de mangroves gérés efficacement par les communautés locales  ;

150 hectares de mangroves restaurés grâce à des initiatives communautaires ;

10% au moins d’augmentation des volumes de crabes collectés et de poissons pêchés, stockés et conditionnés ;

un accès au marché renforcé pour les coopératives formées ;

un Comité Régional de pilotage officiel regroupant tous les acteurs impliqués dans la gestion des mangroves et la pêche dans la Région de Melaky.

Tortue verte

Nom scientifique Chelonia mydas

Nom commun Tortue verte

Règne Animalia

Classe Reptilia

Ordre Testudines

Famille Cheloniidae

Genre Animalia

LC Préocuppation mineure
NT Quasi menacé
VU Vulnérable
EN En danger
CR En danger critique d'extinction
EW Espèce ne survivant qu'en captivité
EX Espèce disparue
En savoir plus

Répartition

Principalement dans les eaux tropicales de tous les océans, à proximité des côtes mais aussi parfois observée dans les eaux froides de la Grande Bretagne, et plus rarement en Méditerranée.

Population

85000 à 90000 femelles pondeuses (2004)

Descriptif

Reptile à carapace ne pouvant respirer sous l’eau et devant revenir  régulièrement à la surface pour faire le plein d’air dans ses poumons.

Taille : jusqu’à 1,5 m ;

Poids : autour de 130 Kg ;

 

Signe distinctif

Retour des femelles sur la plage où elles sont nées pour pondre leurs propres œufs. Naissance d’une femelle si l’œuf est enfoui dans du sable au-dessus de 30°C. Naissance d’un mâle si l’œuf est enfoui dans du sable au-dessous de 29°C. Entre 29°C et 30°C, naissance d’un mâle ou d’une femelle, voire d’une tortue à moitié mâle et femelle…

Nourriture

Carnivore principalement au début de leur vie zooplancton, méduses, anémones de mer, éponges, crevettes, poissons…), puis quasiment exclusivement herbivores à l’âge adulte  (herbiers et algueraies sous-marins).

Menaces

  • le braconnage et le commerce illégal: bien que leur chasse soit interdite dans de nombreux pays, les tortues continuent d’être tuées pour leur viande, leur graisse et leur carapace utilisée comme ornement pour les touristes. Des pilleurs viennent aussi vider les nids et récolter les œufs pour les vendre ; 
  • les prises accidentelles : les tortues sont pêchées accidentellement car prises dans des filets trop larges, tandis que les pêcheurs ciblaient d’autres espèces. Elles sont alors blessées ou se noient ;
  • la pollution marine : goudrons, huiles, déchets plastiques qui ressemblent à des méduses, sa proie habituelle, et l’étouffent ; 
  • la modification et la destruction, pour le tourisme, des côtes naturelles : les zones d’alimentation des tortues (coraux et algues) et de ponte sont de plus en plus réduites et causent leur déclin.
  • le changement climatique : le sexe des tortues étant déterminé par la température d’incubation des œufs enfouis dans le sable après la ponte, même une faible augmentation de la température peut fausser la proportion des sexes en faveur des femelles et mettre ainsi la reproduction de l’espèce en péril.

 

Que fait WWF ?

Depuis 40 ans le WWF travaille à la conservation des tortues marines

Rendre la pêche plus sélective pour limiter les prises accidentelles via l’utilisation de filets TTED (systèmes d’exclusion des tortues sur les crevettiers qui permettent de laisser passer les crevettes par la partie principale du filet tout en laissant passer 97 % des tortues marines) ;

 

Financer des patrouilles de surveillance pour limiter le pillage des nids de tortues dans de nombreuses régions du monde et impliquer les communautés dans la protection des sites de ponte en développant le tourisme écologique ;

 

Œuvrer dans le monde entier pour que des zones marines protégées soient créées et pour aider à la protection des plages de ponte, des territoires d’alimentation et des voies de migration des tortues marines ; 

 

Lutter contre le commerce illégal de tortues : le WWF travaille avec TRAFFIC (réseau de surveillance du commerce des espèces de faune et de flore sauvages) à aider les gouvernements dans le renforcement de l’application de la loi pour lutter notamment contre le commerce illégal d’animaux sauvages, dont  les tortues marines et leurs parties et produits.

Actualités

Les communautés locales se mobilisent pour leurs mangroves

Il y a 6 mois(s)

Ils soutiennent le projet

AFD
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Nouvelle-Calédonie

Restaurer la forêt au service de l’homme

Garantir l’approvisionnement des populations en eau via la préservation du couvert forestier

Enjeux

2010
espèces de plantes

Contexte

La Nouvelle-Calédonie est l’un des 34 points chauds de la biodiversité mondiale. Les forêts humides et les maquis miniers qu’elle abrite sont de véritables vestiges du supercontinent Gondwana, dont elle s’est séparée il y a 80 millions d’années. 

 

82%
d'endémisme

On y recense 2.010 espèces de plantes pour un endémisme de 82%. A cette flore unique est associée une faune endémique exceptionnelle de mammifères, poissons, crustacés, mollusques et insectes.

 

2/3
des forêts humides ont disparu

Menaces

Malheureusement, ces espèces disparaissent progressivement à cause des activités humaines, des prélèvements excessifs d’eau dans certaines rivières et du rejet sans traitement des eaux usées. Ainsi, 2/3 des forêts humides ont disparu du fait de ces pressions.

 

Aujourd’hui, ces massifs forestiers sont menacés par le nouveau boom des industries extractives, des incendies, des invasions biologiques animales et végétales, et du trafic ou braconnage de certaines espèces (roussettes).

 

Par ailleurs, les îles sont particulièrement exposées aux impacts des dérèglements climatiques, notamment en raison de la hausse du niveau des mers, de l’augmentation de la fréquence des évènements climatiques extrêmes, mais également de la raréfaction de la ressource en eau.

 

La déforestation menace l’approvisionnement en eau des populations : lorsque le couvert forestier disparaît, l’eau de pluie ne s’infiltre pas dans les sols et les réserves souterraines ne se reconstituent pas. Cela provoque des ruissellements accrus qui augmentent les risques d’inondation dans les vallées côtières, et génèrent une forte érosion, conduisant à une pollution terrigène des cours d’eau et à l’asphyxie de la faune et de la flore. Ces menaces déjà présentes seront amplifiées par le dérèglement climatique, qui accentue à la fois la violence des phénomènes cycloniques et la sévérité des épisodes de sécheresse.

 

La restauration et la préservation du couvert forestier des têtes de bassin versant, en particulier des périmètres de captage d’eau, apparaissent donc cruciales pour la préservation de la biodiversité, la disponibilité en eau et la réduction du risque d’inondation.

 

Depuis près de  15 ans, le WWF travaille pour la protection des forêts en Nouvelle Calédonie

Atouts

Depuis près de 15 ans, le WWF en Nouvelle Calédonie agit pour la restauration des forêts humides, notamment sur le bassin versant de la rivière Dumbéa, qui alimente tout le Grand Nouméa en eau (environ 170 000 personnes).

 

Rivière Dumbéa - © Martial Dosdane / Province Sud, Nouvelle Calédonie
Vue aérienne de la rivière Dumbéa - © Nicolas Petit
Vue aérienne des mangroves et de la rivière Dumbéa - © Nicolas Petit

Objectifs

Continuer à mobiliser les Calédoniens (collectivités et société civile) sur la restauration des forêts humides de la Chaîne, château d’eau de ce territoire insulaire

Atténuer le changement climatique en stockant le carbone.

Limiter les effets du changement climatique, notamment en préservant la ressource en eau et en réduisant les risques d’inondation.

Préserver la biodiversité unique de Nouvelle Calédonie, sa flore forestière mais aussi les espèces animales menacées qu’elle abrite, comme le cagou et la roussette.

Protéger la ressource en eau et renforcer la sécurité hydrique des populations.

 

"Nous voulons, non seulement préserver la biodiversité exceptionnelle des forêts, mais également maintenir les services inestimables qu'elles rendent à l'humanité."

Brice Van Haaren, Chargé de programme « Forêts » au sein du bureau de Nouvelle Calédonie du WWF France

Actions

1.  Restauration forestière de deux bassins versants emblématiques de Nouvelle-Calédonie

Actions de reboisement sur 2 sites pilotes, l’Aoupinié en Province Nord et la Haute-Dumbéa en Province Sud, avec des espèces natives adaptées au milieu : environ 11 000 arbres sur la Dumbéa, environ 4000 semis sur Gohapin.

2.  Réalisation du premier diagnostic de l’état de santé des périmètres de captage d’eau

Réalisation d’une cartographie de la couverture forestière sur l’ensemble des périmètres de captages d’eau en Nouvelle-Calédonie grâce à des outils satellitaires, et évaluation de leur état de dégradation. Des expertises terrain permettront d’identifier le degré d’urgence d’intervention sur les sites cumulant forts enjeux et dégradation forestière importante. Des actions de reforestation sur ces sites pourront alors être envisagées.

Restitution de l’état de santé des captages d’eau auprès du public et des médias, et recommandations d’actions.

3.  Sensibilisation et mobilisation du public Calédonien

Poursuite du programme de sensibilisation grand public sur le rôle de la forêt pour lutter contre le dérèglement climatique, préserver la ressource en eau et conserver la biodiversité unique de Nouvelle-Calédonie, notamment ses espèces menacées (Cagou, Roussette, etc.) ;

Organisation annuelle du premier éco-trail en Nouvelle-Calédonie, le Pandathlon, qui mobilise plus de 500 coureurs, des entreprises, de nombreux médias, etc. ;

Participation à différents évènements grand public de sensibilisation à la protection de l’environnement ;

Mobilisation de la société civile autour de la prévention, de la surveillance et de la lutte contre les incendies sur nos sites pilotes, en coordination avec les sapeurs-pompiers du territoire.

Résultats attendus

 

Au minimum 11 000 arbres mis en terre et 4000 semis sur les têtes de bassins versants stratégiques  ;

Une étude cartographique de l’ensemble des PPCE de Nouvelle-Calédonie et une communication vulgarisée de ce diagnostic auprès des élus, de la population et des médias  ;

Participation à différents évènements grand public de sensibilisation à la protection de l’environnement ;

Plusieurs dizaines de milliers de personnes sensibilisées et mobilisées via les médias traditionnels, les réseaux sociaux, la participation aux évènements WWF (Pandathlon, chantiers éco-citoyens).

 

Cagou

Nom scientifique Rhynochetos jubatus

Nom commun Cagou ou Kagou huppé

Règne Animalia

Classe Aves

Ordre Eurypygiformes

Famille Felidae

Genre Rhynochetos

LC Préocuppation mineure
NT Quasi menacé
VU Vulnérable
EN En danger
CR En danger critique d'extinction
EW Espèce ne survivant qu'en captivité
EX Espèce disparue
En savoir plus

Répartition

En Nouvelle-Calédonie, espèce endémique (qui n’existe nulle part ailleurs). 

Population

Moins de 1500, tendance à la baisse.

Descriptif

Plumage gris-bleu rayé de noir, bec et pattes rouges. 

Reconnaissable à sa huppe évoquant le panache d’un chef indien, qu'il déploie pour intimider ou lors de la parade nuptiale.

Taille : 60 cm environ

Poids : entre 700g et 1 Kg

Signe distinctif

Emblème de la Nouvelle Calédonie, cet oiseau unique au monde a perdu la faculté de voler car il n'avait pas de prédateurs avant l'arrivée de l'Homme et des espèces introduites par ce dernier. Avec un seul poussin par an, les cagous ont un faible taux d'accroissement.

Nourriture

Larves, escargots, vers, petits lézards…

Menaces

  • La prédation des cochons, des chiens et des chats sauvages : isolé sur une île exempte de prédateurs mammaliens, le Cagou n’a pas développé ou entretenu les comportements lui permettant de survivre à la prédation ou à la compétition avec les espèces introduites .
  • Le feu, la déforestation, l’exploitation minière et les espèces introduites qui détruisent la forêt primaire, son habitat naturel, entrainant sa disparition et l’isolement des individus de sa population.

 

Que fait WWF ?

Via son soutien au Plan d’Action pour la Sauvegarde du Cagou (PASC), le WWF se mobilise pour la conservation de l’emblème de la Nouvelle Calédonie

Suivre l’abondance et la distribution des Cagous sur la Grande Terre pour actualiser les connaissances sur leur distribution et initier le suivi de populations ;

 

Améliorer les connaissances sur les cagous et ses menaces pour compléter les données indispensables à la protection de l’espèce ;

 

Sensibiliser et éduquer le grand public  pour l’impliquer dans la conservation du Cagou.

Actualités

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